Mon aventure à l’étranger

Publié par famillesgauthier le

Par Juliette G. Pronovost

Mon nom est Juliette, j’ai 21 ans et je suis étudiante en communication, dans le cheminement coopératif en marketing à l’Université de Sherbrooke. Je suis en troisième année de baccalauréat et je fais présentement une session d’études à l’étranger à l’Université Catholique de Louvain, à Louvain-la-Neuve, en Belgique.

Pourquoi est-ce que j’ai choisi de faire un échange étudiant ?

Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours eu la piqure des voyages. J’aime sortir de ma zone de confort, découvrir de nouvelles villes, des nouveaux pays et rencontrer des nouvelles personnes. Lorsqu’on nous a parlé de la possibilité de faire un échange étudiant, je n’ai pas hésité une seconde à soumettre ma candidature. 

Pourquoi avoir choisi la Belgique ?

Je suis partie en Belgique un peu par hasard, je savais que je voulais faire mon échange en Europe, mais j’avais tellement de possibilités que je ne savais pas quelle destination choisir. Je regardais des pays plus au nord de l’Europe (Belgique, Pays-Bas, Allemagne…) puisque c’était des destinations qui m’étaient inconnues et que j’avais vraiment envie de découvrir. Puis, en parlant avec certains professeurs de l’Université de Sherbrooke, j’ai appris que des Belges étudiaient en échange à Sherbrooke. J’ai donc pris contact avec eux pour en savoir davantage sur leur Université, leur ville et leur pays, et je suis immédiatement tombée sous le charme, mon choix s’était arrêté sur l’Université Catholique de Louvain.

Bruxelles

Bruxelles

Bruges

Bruges

Est-ce que la ville que j’ai choisie correspond à mes attentes ?

Absolument ! Louvain-la-Neuve est une ville étudiante, où tous les commerces et logements se sont construits directement sur le campus de l’université. C’est une ville entièrement piétonne à environ une heure de train de Bruxelles. L’ambiance sur le campus est jeune et très mouvementée. Avec les bars, le cinéma, les restaurants et le centre commercial, les étudiants ne s’ennuient pas ! La vie étudiante est également très agitée, il y a des associations, des soirées chaque semaine et plusieurs événements organisés sur le campus. 

Comment se déroule une session de cours en Belgique ? 

La session d’automne en Belgique est un peu différente de celle du Québec. Elle commence à la mi-septembre et se termine à la fin janvier. Toutefois, les professeurs et les conseillers pédagogiques sont très conscients de la réalité des étudiants en échange et ils nous accommodent et nous assistent tout au long de notre parcours. Par exemple, étant donné que je souhaite revenir au Québec pour les vacances de Noël et que mon stage à Montréal commence le 6 janvier, j’ai la possibilité de remettre mes travaux et de faire mes examens avant de partir en décembre. Pour ce qui est de mes cours, en Belgique, je suis considérée comme une étudiante libre au bachelier en information et communication. J’ai donc pu choisir les cours qui m’intéressaient vraiment en plus de suivre deux cours obligatoires. C’est une belle opportunité académique pour moi puisque j’ai pu choisir des cours qui sont bien différents que ceux de mon cheminement au Québec. 

Sur le plan académique, qu’est-ce que cette expérience m’a apporté ?

La formule académique en Belgique diffère de celle du Québec. Ici, les étudiants ne passent pas par le cégep, ce qui crée un décalage par rapport à nous lorsqu’on entre au baccalauréat. Au Québec, je suis en troisième année de bac, et ici, je suis des cours de première année de maîtrise. Aussi, la formule des cours est différente. Dans mon bac à l’Université de Sherbrooke, nous faisons souvent des travaux d’équipe et nous avons entre 3 et 5 évaluations par cours. Ici, et je crois que ça se ressemble à l’échelle européenne, il n’y a qu’une seule évaluation par cours. J’ai donc une certaine adaptation à faire à ce nouveau système d’évaluation. De plus, les exemples donnés en classe concernent souvent des entreprises belges ou européennes. Je dois donc souvent aller me renseigner sur ces entreprises qui me sont inconnues pour pouvoir bien suivre en classe. 

Quel est mon rythme de vie sur le campus ?

J’habite à Louvain-la-Neuve, donc directement sur le campus de l’Université. Je suis dans un quartier plus résidentiel à environ 10 minutes de marche des facultés. Je vis dans ce qu’on appelle un « kot », qui est un entre-deux entre un appartement et une résidence. J’ai une petite chambre dans un logement avec 8 étudiants belges. Mes cokoteurs sont super accueillants : nous faisons souvent des soupers et des soirées les 9 ensemble. Nous sommes aussi plusieurs Québécois à étudier à l’Université Catholique de Louvain, alors nous faisons souvent des soirées à la québécoise ensemble. 

Quel est mon rythme de vie hors campus ?

Hors campus, mon rythme de vie est très chargé. À l’Université de Sherbrooke, avec mon programme coopératif, je n’ai pas vraiment le temps de voyager, j’essaie donc de profiter au maximum de mon séjour en Europe en visitant le plus possible. Avec mes amies québécoises, j’essaie de partir chaque fin de semaine. Jusqu’à présent, nous avons visité plusieurs villes de Belgique dont Bruxelles, Namur, Bruges, Gant et Ostende, puis plusieurs villes ailleurs en Europe telles que Munich, Prague, Amsterdam, Vienne, Budapest, Bologne et les Cinque Terre. Également, lors de ma semaine de relâche, j’ai eu la chance d’aller visiter la Norvège, un pays nordique aux paysages à couper le souffle ! J’ai pu faire des randonnées, visiter des villages côtiers et même voir des aurores boréales !

Norvège

Norvège

Norvège

Amsterdam

Prague

Quels coûts faut-il prévoir pour faire ce type d’échange étudiant ?

Je dirais qu’un échange aussi chargé que le mien est assez coûteux. Même si les billets d’avion et de train inter-Europe sont généralement assez abordables, lorsqu’on ajoute les hébergements, les visites et les restaurants, cela commence à devenir assez onéreux, surtout pour une étudiante. Toutefois, j’ai eu la chance de pouvoir bénéficier de deux bourses, une fournie par la fondation LOJIQ qui a payé 60 % de mes billets d’avion pour la Belgique, puis la deuxième, offerte par l’Université de Sherbrooke, d’un montant de 4000 $, qui m’a permis de payer mon logement. 

Est-ce que cet échange m’a donné envie d’envisager une carrière à l’international ?

C’est évident que de visiter autant de belles villes me donne envie de revenir m’y installer ! J’ai eu un gros coup de cœur pour la Norvège et pour les Pays-Bas, ce sont des endroits où je me verrais emménager pour le travail plus tard.

Sur le plan personnel, qu’est-ce que cette expérience m’a apporté ?

Même si j’étais déjà assez autonome au Québec, je me suis un peu jetée dans le vide : un nouveau pays, une nouvelle université, un nouveau logement… avec 8 colocataires belges ! Concrètement, cette expérience m’a permis de faire énormément de nouvelles découvertes et en me sortant, à plusieurs reprises, de ma zone de confort, autant dans mes voyages que dans ma vie sur le campus. Je me retrouve loin de mes repères et j’apprends à me connaître. Mon échange deviendra assurément une étape très importante de ma vie.

Oktoberfest à Munich avec mes deux amies, Geneviève et Karine:

Cinque Terre

Oktoberfest à Munich